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RESF

 

www.educationsansfrontieres.org - N° d'urgence 08 20 20 70 70

« Pour des milliers d’enfants et de jeunes majeurs, le 30 juin 2006 ne marquera pas le début des vacances d’été, mais bien le commencement d’un calvaire. En effet, à cette date, le sursis que M. Sarkozy avait dû accorder aux jeunes majeurs sans papiers scolarisés et aux parents d’enfants scolarisés tombera. Suspendues parce que les mobilisations d’écoles et de lycées se multipliaient, les expulsions reprendront. » Pétition nationale : Nous les prenons sous notre protection !


Mardi 11 juillet : Au piège de la famille

 

Manifestation de femmes

Débat : « F comme Formatage »

à 18h avec le
Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir

Corinne DESTAL, sociologue
Nicole FERNANDEZ-FERRER, du CasdB
Jacqueline MARTIN, économiste

Lieu de tous les conditionnements, la famille est comme la langue d'Ésope, la meilleure et la pire des choses.

Nicole Fernandez-Ferrer est responsable du Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir héritier du premier centre fondé en 1981 par Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder. Il réunit un fonds documentaire unique sur les mouvements militants, féministes, lesbiens et gays des années 70 à aujourd'hui.

Jacqueline Martin est maîtresse de conférence en sciences économiques à l'Université Toulouse 2, au sein de l'équipe de recherche SIMONE/SAGESSE, qui travaille sur le domaine des Savoirs, Genre et Rapports Sociaux de Sexe.

Corinne Destal est l'auteure d'une étude intitulée "La presse pour fillettes" à l'Université de Bordeaux 3. Elle nous parlera de la représentation du féminin, et en filigrane, du masculin, dans la presse magazine destinée aux petites et aux jeunes filles.

Films...

Debout! Une histoire du mouvement
de libération des femmes 1970-1980
de Carole Roussopoulos, documentaire, France-Suisse, 1999

Eté 70, des filles défilent sous l'Arc de triomphe avec ce slogan : "Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme". En mai 68, elles ont investi la Sorbonne pour organiser la libération des femmes. Un mouvement est né. La caméra de l'une d'elles livre aux nouvelles générations son récit vivant.

Debout

Jeanne Dielman, 23 quai du commerce, 1080 Bruxelles
de Chantal Akerman, fiction Belgique 1975 (version intégrale).

Une petite-bourgeoise quarantenaire (Delphine Seyrig) vit au rythme d’un emploi du temps mécanique. Elle fait une passe par jour, s'occupe de son fils. Mais un jour le rituel se brise. Littéralement extraordinaire, ce portrait augure le style Akerman, l’entre-deux images. Et nous met au bord du vide.

 

Mercredi 12 juillet : Au piège de la famille

Débat : « Code de la Famille, code de l'infamie »

à 17h avec la Revue Hommes et Migrations
Edwige RUDE ANTOINE, chercheuse au CNRS
Samia ALLALOU, Collectif "20 ans barakat"

L'évolution de la société et de la structure familiale concourt à des avancées mais dans les Etats où la laïcité n'a pas cours, c'est toujours un code juridique inspiré de la religion qui tranche le sort des femmes. Qu'en est-il en Algérie, au Maroc ? Et pour les femmes de nationalité ou d'origine maghrébine en France ?

Edwige Rude Antoine est membre du comité de rédaction de la Revue Hommes et Migrations. Elle a publié Le mariage maghrébin en France aux éditions Karthala et nous parlera de l'évolution en faveur des droits des femmes au Maroc depuis l'accession de Mohamed VI.

Samia Allalou du collectif pour l'abrogation du code de la famille en Algérie fera le point un an après la réforme de 2005.

Films...

Mon enfant, ma soeur, songe à la douleur...
de Violaine de Villers , documentaire, Belgique 2005

Mutilées sexuellement, comme tant d'autres, elles ont trouvé la force de s'investir dans la prévention des risques liés à l'excision. Les témoignages de femmes africaines de diverses générations, nous font percevoir le drame de l'intérieur. (En présence de la réalisatrice).

in nomine patris

In nomine patris
de Myriam Tonelotto et Marc Hansmann
documentaire, France-Allemagne 2005

Sous prétexte de défense de la paternité, une poignée de réactionnaires souvent proches de l'extrême droite tente de réviser un siècle de droits des femmes. A travers la fable du petit chaperon rouge, mise au point sur la réalité de ce mouvement. Avis aux médias et aux politiques naïfs... (En présence des réalisateurs).

 

Jeudi 13 juillet : voiture contre nature

Canelle

Débat : « Un ours dans la civilisation »

à 17h avec
Farid BENHAMMOU, géographe, chercheur à l'ENGREF
Thierry de NOBLENS, président du Comité Ecologique Ariégeois
Catherine BRUNET association pour la Cohabitation Pastorale

La polémique sur le "retour des ours" dans le massif pyrénéen s'est traduite par des sommets de violence à travers une confrontation entre élus "anti-ours" et habitants "pro ours" d'une petite commune. Pourquoi ? Indépendamment de la pression médiatique, une lecture géopolitique de deux visions de la vie en société qui s'opposent.

Films...

Y a un problème avec les bêtes
de Jacques Degeilh

Inquiétude des éleveurs qui voient leur activité menacée, conviction de ceux qui aspirent à intégrer l'ours dans le paysage pyrénéen, ce film est destiné à ses acteurs, porteurs de passés reconnus, de présents parfois contradictoires et de futurs aujourd'hui en question. (En présence du réalisateur)

 

Vendredi 14 juillet : voiture contre nature

Débat : « J'ai rêvé d'un monde... sans automobile »

à 17h avec
Denis BAUPIN, adjoint au maire de Paris chargé des transports
Jacques ARTHUYS, Association Contre Les aéroports du Sud Toulousain
Stéphane COPPEY, Communauté d' Agglomération Grand Toulouse

La "civilisation automobile", reflet de notre modèle occidental avec son mode de vie dépendant des transports polluants...Transport aérien, qui détient le monopole des nuisances en termes de densité des dépenses énergétiques et d'impact sur le cadre de vie...Quelles sont les alternatives et les initiatives, ici et ailleurs ?

Tramway Ivry

Films...

Les survolés, de François Christophe et Yves Billon
documentaire, France, 2000

Au "Vieux Pays", avec l'aéroport de Roissy depuis 1973, la vie est devenue un enfer. Victimes de décisions politiques absurdes, une centaine d'habitants attachés à leur village classé "monument historique", survivent aux vols constants d'avions au-dessus de leurs têtes. (en présence du réalisateur)

Week end, de Jean-Luc Godard
fiction France/Italie 1967

Un couple d'égoïstes, un parmi la masse qui s'élance le week end au volant de sa voiture, symbole de sa prétendue liberté. Un accident agit comme un révélateur du chaos latent. L'esthétique inspirée d'un Bataille ou de Lautréamont, malmène le spectateur par sa violence. JLG:"Plus méchant qu'Hara Kiri".

Trafic, de Jacques Tati
fiction, France, 1971

Monsieur Hulot a conçu un modèle original de maison roulante, qui doit être présenté au Salon de l'automobile d'Amsterdam. Tati nous entraîne dans une série hilarante de portraits et péripéties, prétexte à un pamphlet cinglant et poétique sur la déshumanisation de l'homme par la voiture.

 

Prix Ourson de Talc

à 20h30, remise du prix du concours du court-métrage
par le Conseil Régionale Midi-Pyrénées

"Le prix Région Midi-Pyrénées Festival Résistances sera remis pendant le Festival 2006. Il prendra la forme d'une aide de 6 000 euros attribuée au producteur qui s'engagera à assurer le développement du prochain film du lauréat." (suite sur le site)

 

Samedi 15 juillet : l'art d'ignorer les pauvres


Radio Zinzine

Débat : «La redistribution des richesses, c'est possible! »

à 17h avec
Maurice LEMOINE, Le Monde Diplomatique
Johanna BOUCHARDEAU, Coopérative Longo Maï

La majorité des habitants de la planète ne souffre pas de la pauvreté par nature ni par le hasard du climat, mais par une logique économique injuste. Poussés par la faim, les peuples s’insurgent contre ce fatalisme. Un cas d’école : le Venezuela. Depuis l’arrivée de Chávez au pouvoir, un espoir immense s’est emparé de la population, les expériences de démocratie participative se multiplient.

Films...

Hugo Chávez, de Ligia Blanco
documentaire, France, 2002

Qui est cet ancien para, porté par les masses déshéritées à la tête d'un Venezuela exsangue malgré la manne pétrolière? Les critiques de la classe dominante sont-elles fondées? Portrait du "révolutionnaire chrétien bolivarien" dont la foi en l'éradication de la misère fait des miracles.

Hugo Chavez
 


Oublier Cheyenne
de Valérie Minetto
fiction, France, 2004


Journaliste en fin de droits, Cheyenne quitte Paris et celle qu'elle aime pour une vie radicale en pleine nature. Comment concilier ce qu'on veut, ce qu'on veut vraiment et ce qu'on fait? Récit d'un retour à la terre version années 2000, avec pour fil rouge la nouvelle précarité, le besoin de changer les choses, et la puissance de l'amour. (en présence de la réalisatrice)

 

Nocturne Guy Debord

à 23h00
Une nuit des situationnistes et de leurs amis

L'inspirateur de l'Internationale situationniste identifiait le cinéma à un rouage de la société du spectacle, l'ennemi, le stade contemporain du capitalisme : "L'unique entreprise intéressante, c'est la libération de la vie quotidienne, pas seulement dans les perspectives de l'histoire, mais pour nous et tout de suite. Cela passe par le dépassement des formes aliénées de la communication. Le cinéma est à détruire aussi."

Interrègne, 3-4 choses que je sais de l'architecture
de l'urbanisme, et du capitalisme
de Sylvain Lafleur, documentaire, Canada, 2005

Le nouvel esprit du pouvoir à l'ère de l'impérialisme, à travers une série de détails urbanistiques. S'inspirant librement de Godard, Debord, Marker, ce film montre comment les logiques d'exclusion restent actives dans l'espace social de la ville contemporaine (en présence du réalisateur)

In girum imus nocte et consumimur igni
(du lat. Virgile : "Nous tournons dans la nuit et sommes dévorés par le feu")
de Guy Debord, documentaire, France 1978

C'est l'expérience extatique de ceux qui refusent de se soumettre aux lois de la société qui les entoure. Le thème est ici la vie réelle, le temps, le détournement de l'outil cinéma ici spectateur de sa propre hypocrisie. Le feu : l'éclat révolutionnaire noyé dans l'eau tiède du siècle.

La société du spectacle, de Guy Debord, documentaire, France 1973

Critique de l'ordre spectaculaire et de la souveraineté de la marchandise qu'il sert, ce film d'amour et de guerre énonce et met en pratique la pensée situationniste et son principe de détournement. Il libère ce qui est caché : les luttes des classes et l'histoire réelle.

 

Dimanche 16 juillet : l'art d'ignorer les pauvres

Débat : «La gestion de la misère »

à 17h avec
Jean-Claude AMARA, Droits Devant!
Fabien PAUL, Emmaüs Pamiers
Cécile ROCCA, Collectif "Les morts de la rue"

Notre regard sur la pauvreté est souvent manipulé à des fins politiques. Les SDF jouent à leur insu une fonction de repoussoir qui assure le maintien de la hiérarchie sociale. Que vaut une démocratie qui pratique la non-assistance à personne en danger? Sans la mise en place de structures pérennes pour les plus démunis, le mouvement caritatif ne sert qu'à entretenir la misère.

Films...

Des usagers du RMI, Alain Dussort, documentaire, 2001
Les projets de vie des allocataires du RMI sont disséqués aux critères des normes culturelles des contôleurs des caisses d'allocation familiale. (en présence du réalisateur)

Un îlot dans la tempête, Neus Viala, documentaire, 2005
Une centaine d'enfants juifs se réfugie en 1941 au château de la Hille, en Ariège. (en présence de la réalisatrice)

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